Message du 28 mars

28 mars 2017

MESSAGE À TOUTE LA COMMUNAUTÉ DE LA FACULTÉ DE COMMUNICATION

Aux membres de la communauté facultaire de communication,

J’ai terminé le premier message que je vous aie adressé http://www.uqam.ca/consultation/decanat-comm-2017/gaby-hsab_1.htm, en notant qu’il s’agit pour moi d’un « acte de foi » en cette Faculté et non un projet de fin de carrière ou un simple besoin personnel de relever de nouveaux défis.

L’île Sainte-Hélène ressemblait à une banquise au milieu de nulle part, cette journée glaciale et ensoleillée de janvier 2005. C’était dans un restaurant de l’île que l’assemblée de l’ancien département des communications consacrait sa journée spéciale d’études pour discuter de l’avenir du département au sein de la Faculté des lettres, langues et communication qui traversait une crise existentielle. Nous étions tous surpris de voir arriver notre collègue Jean-Pierre Desaulniers, atteint d’un cancer avancé, poussant sa bonbonne d’oxygène devant lui. Il est venu nous prévenir du danger du cloisonnement en cas de scission du département. Dans sa ferveur habituelle, il nous a invités à regarder plus haut, à viser plus loin, à vaincre la peur que certains manifestaient devant l’inconnu, à vanter les vertus de la collaboration. Celui qui a créé le programme de baccalauréat en Stratégies de production culturelle et médiatique en moins d’un an, littéralement, est venu nous rappeler que notre développement est un devoir. « Être pauvres c’est triste, mais penser en pauvres c’est pathétique en maudit », nous a-t-il lancé avant de partir, comme il est arrivé.

Jean-Pierre Desaulniers nous a quittés quelques mois plus tard, mais point son témoignage, point son lègue de cette journée glaciale et ensoleillée du mois de janvier 2005. Pour moi, traduire ce lègue passe par une série d’actions parmi lesquelles je nommerai, dans ce message, la promotion de nos programmes et l’internationalisation.

Dans le cas de la promotion, le manque de moyens financiers (être pauvre) ne peut constituer un frein à l’action qu’un Doyen, en raison de sa posture et de sa connaissance des programmes de sa Faculté peut et doit mener en collaboration avec le Bureau de recrutement, le service des communications et les responsables des programmes. Il n’est pas raisonnable de demander aux responsables des programmes de faire du télémarketing ou d’embaucher des étudiants de façon ponctuelle, le temps d’une campagne publicitaire, ni de compter sur les journées portes ouvertes, in situ, pour espérer une augmentation substantielle des effectifs étudiants. Il faut sortir des murs de l’UQÀM, aller vers les milieux et les personnes susceptibles d’être intéressées par nos programmes.

C’est un travail en amont qui doit se faire à longueur d’année auprès des cégeps, des milieux professionnels, des différents organismes et des diplômés aussi. En effet, je ne souscris pas à l’idée fataliste qui circule depuis quelque temps, effectuant un lien de cause à effet entre la baisse démographique anticipée des années à venir et la baisse « conséquente » des effectifs étudiants (penser en pauvre), car la provenance de nos étudiantes et étudiants est diverse, alors que nous pouvons, en même temps, rendre nos programmes, dont plusieurs sont uniques, plus attrayants que ceux des autres universités.

Quant à l’internationalisation, c’est un projet non seulement facultaire, mais aussi institutionnel. Pourtant, au niveau de la recherche et de la création, nous n’arrivons pas à trouver sa concrétisation au-delà des initiatives individuelles et ponctuelles de collaboration à l’étranger, alors qu’au niveau de l’enseignement ce sont les programmes et leurs responsables qui portent le poids des initiatives d’échanges, de stages ou d’écoles d’été, ce qui est tout à leur honneur, mais qui limite aussi, faute de moyens, le potentiel de prospérité et de pérennité.

Un poste de personnel de soutien consacré à la coordination et la mise en place de mécanismes permanents d’internationalisation, valorisant les initiatives ci-haut mentionnées, est de mise.

Chers membres de la Faculté, je vous attends nombreux ce jeudi pour vous entendre et répondre à vos questions …

Gaby Hsab, Ph.D
Directeur, Département de communication sociale et publique
et candidat au décanat de la Faculté de communication
candidat.gabyhsab@uqam.ca