Catégorie : Messages

Message du 31 mars

Chères amies, chers amis,

En cette journée de fin officielle de campagne, permettez-moi de commencer par quelques remarques préliminaires. Tout d’abord, en remerciant toutes les personnes et tous les groupes qui m’ont donné la chance de les écouter, de répondre à leurs questions et de leur faire part de ma vision et de mon rôle en tant que leur représentant et partenaire, si élu doyen. Ensuite en remerciant toutes les personnes qui m’ont déjà manifesté leur confiance et la confiance en ma capacité non seulement de « gérer » la Faculté, mais de veiller à son développement et à son rayonnement. Cette période était trop courte, mais riche en apprentissage

Hier, lors de la présentation publique, j’ai comparé la Faculté à une pieuvre dont les tentacules bougent, se déplacent et se déploient indépendamment les unes des autres, mais qui, afin de se ravitailler, ou en temps de crise, se tiennent ensemble et se déplacent à la vitesse de l’éclair vers d’autres rivages. J’ai également expliqué que le rapport entre le décanat, les programmes et les départements/écoles, est un rapport triangulaire, non pyramidal, où les programmes fournissent la matière première en effectifs étudiants et mission académique et sociale, les départements/écoles fournissent la matière grise en personnel enseignant, en recherche et création, et le décanat, lui, fournit le soutien logistique et matériel qui donne l’élan à la matière première et à la matière grise.

Ainsi, dans ma description de ce qu’est une Faculté, et de ce que devrait être le rapport entre le décanat et les autres unités, j’expose l’arrière-fond de mes positions, mes engagements et mes convictions, tel qu’exprimé dans tous mes messages, depuis ma lettre d’intention. Faut-il alors que je précise, que cet arrière-fond soit le fruit de ma longue expérience dans les instances, dans nombre de comités institutionnels, à la tête de programmes et du département, et surtout au sein de la Commission des études. Et puis ? Vers où on s’en va dans les 5 prochaines années ?

C’est justement ce sur quoi je voulais nous amener lors de la présentation, avant que le temps nous trahisse. J’ai ainsi terminé en précisant que la nature contingentée de la majorité de nos programmes risque d’être un frein à notre développement. Nous risquons de demeurer victimes de notre succès, de notre réputation locale. Par conséquent, il faut « penser autrement » l’investissement de notre réputation et de nos ressources en enseignement, en recherche et en création. C’est ce que j’appelle, comme crédo de fin de campagne : « Osons imaginer ».

Osons imaginer une ouverture de nos programmes contingentés au monde de la francophonie, sous forme de sessions intensives, d’ateliers de formation ou autres, en journalisme, en cinéma, télévision ou médias interactifs par exemple. Osons imaginer l’effervescence de nos Groupes, Chaires et Centres de recherche dans le monde académique, comme pôles de production et de création de nouvelles connaissances en communication dans toutes ses déclinaisons. Osons imaginer une École de langues et cultures modernes comme plaque tournante de l’internationalisation d’ici vers l’étranger et vice versa.

Osons imaginer une Faculté vivante et non seulement en vie. Osons imaginer des diplômés prêter main-forte à nos efforts de promotion. Osons imaginer un coin de rue comme entrée principale à la Faculté. Osons imaginer que les petits détails sont aussi importants que les grands.

Chères amies et chers amis, j’ai essayé, dans chacun de mes messages d’apporter un nouvel éclairage sur ma vision de notre faculté. En même temps, j’espère avoir réussi à vous démontrer la cohérence de ma pensée et le niveau approfondi de ma connaissance des défis qui nous attendent.

J’ose nous imaginer plus grands et plus prospères. À vous, je vous demande d’oser imaginer un Doyen à l’écoute, qui porte vos projets, supporte votre ascension et soutient vos ambitions.

Soyons au rendez-vous …

Gaby Hsab, Ph.D
Directeur, Département de communication sociale et publique
et candidat au décanat de la Faculté de communication
candidat.gabyhsab@uqam.ca


Message du 28 mars

28 mars 2017

MESSAGE À TOUTE LA COMMUNAUTÉ DE LA FACULTÉ DE COMMUNICATION

Aux membres de la communauté facultaire de communication,

J’ai terminé le premier message que je vous aie adressé http://www.uqam.ca/consultation/decanat-comm-2017/gaby-hsab_1.htm, en notant qu’il s’agit pour moi d’un « acte de foi » en cette Faculté et non un projet de fin de carrière ou un simple besoin personnel de relever de nouveaux défis.

L’île Sainte-Hélène ressemblait à une banquise au milieu de nulle part, cette journée glaciale et ensoleillée de janvier 2005. C’était dans un restaurant de l’île que l’assemblée de l’ancien département des communications consacrait sa journée spéciale d’études pour discuter de l’avenir du département au sein de la Faculté des lettres, langues et communication qui traversait une crise existentielle. Nous étions tous surpris de voir arriver notre collègue Jean-Pierre Desaulniers, atteint d’un cancer avancé, poussant sa bonbonne d’oxygène devant lui. Il est venu nous prévenir du danger du cloisonnement en cas de scission du département. Dans sa ferveur habituelle, il nous a invités à regarder plus haut, à viser plus loin, à vaincre la peur que certains manifestaient devant l’inconnu, à vanter les vertus de la collaboration. Celui qui a créé le programme de baccalauréat en Stratégies de production culturelle et médiatique en moins d’un an, littéralement, est venu nous rappeler que notre développement est un devoir. « Être pauvres c’est triste, mais penser en pauvres c’est pathétique en maudit », nous a-t-il lancé avant de partir, comme il est arrivé.

Jean-Pierre Desaulniers nous a quittés quelques mois plus tard, mais point son témoignage, point son lègue de cette journée glaciale et ensoleillée du mois de janvier 2005. Pour moi, traduire ce lègue passe par une série d’actions parmi lesquelles je nommerai, dans ce message, la promotion de nos programmes et l’internationalisation.

Dans le cas de la promotion, le manque de moyens financiers (être pauvre) ne peut constituer un frein à l’action qu’un Doyen, en raison de sa posture et de sa connaissance des programmes de sa Faculté peut et doit mener en collaboration avec le Bureau de recrutement, le service des communications et les responsables des programmes. Il n’est pas raisonnable de demander aux responsables des programmes de faire du télémarketing ou d’embaucher des étudiants de façon ponctuelle, le temps d’une campagne publicitaire, ni de compter sur les journées portes ouvertes, in situ, pour espérer une augmentation substantielle des effectifs étudiants. Il faut sortir des murs de l’UQÀM, aller vers les milieux et les personnes susceptibles d’être intéressées par nos programmes.

C’est un travail en amont qui doit se faire à longueur d’année auprès des cégeps, des milieux professionnels, des différents organismes et des diplômés aussi. En effet, je ne souscris pas à l’idée fataliste qui circule depuis quelque temps, effectuant un lien de cause à effet entre la baisse démographique anticipée des années à venir et la baisse « conséquente » des effectifs étudiants (penser en pauvre), car la provenance de nos étudiantes et étudiants est diverse, alors que nous pouvons, en même temps, rendre nos programmes, dont plusieurs sont uniques, plus attrayants que ceux des autres universités.

Quant à l’internationalisation, c’est un projet non seulement facultaire, mais aussi institutionnel. Pourtant, au niveau de la recherche et de la création, nous n’arrivons pas à trouver sa concrétisation au-delà des initiatives individuelles et ponctuelles de collaboration à l’étranger, alors qu’au niveau de l’enseignement ce sont les programmes et leurs responsables qui portent le poids des initiatives d’échanges, de stages ou d’écoles d’été, ce qui est tout à leur honneur, mais qui limite aussi, faute de moyens, le potentiel de prospérité et de pérennité.

Un poste de personnel de soutien consacré à la coordination et la mise en place de mécanismes permanents d’internationalisation, valorisant les initiatives ci-haut mentionnées, est de mise.

Chers membres de la Faculté, je vous attends nombreux ce jeudi pour vous entendre et répondre à vos questions …

Gaby Hsab, Ph.D
Directeur, Département de communication sociale et publique
et candidat au décanat de la Faculté de communication
candidat.gabyhsab@uqam.ca


Message du 23 mars

23 mars 2017

MESSAGE À TOUTE LA COMMUNAUTÉ DE LA FACULTÉ DE COMMUNICATION

Chers membres de la communauté facultaire,

Dans le mot de présentation que je vous adresse sur le site de la campagne (https://gabyhsab-decanat-fc2017.uqam.ca/, je fais état des défis actuels que je compte relever. Permettez-moi, dans ce message, de vous faire part des défis relatifs à notre avenir.

On nomme ambassadeurs et ambassadrices nos étudiants et nos étudiantes, mais qu’allons-nous faire pour leur reconnaitre ce rôle? On dit que nos employés et employées de soutien sont la vitrine de nos programmes et de nos unités, mais qu’allons-nous faire pour être à l’écoute de leurs besoins et éviter la surcharge de leur travail? On dit que la réputation de nos programmes tient en grande partie à la qualité de nos personnes chargées de cours, animatrices et animateurs pédagogiques, mais qu’allons-nous faire pour faire valoir leur rôle ? On affiche une fierté avérée dans le travail des professeures, des professeurs et des maitres de langues en tant que pédagogues, créateurs et créatrices, chercheurs, et chercheures sur la scène nationale et internationale, mais qu’allons-nous faire pour faire rayonner leurs travaux ?

Je m’engage à travailler de concert avec l’Association facultaire étudiante (AFELC) et les autres associations étudiantes de la Faculté, dans le but de promouvoir la vie associative et les initiatives estudiantines. Je m’engage ainsi à créer un « Fonds d’aide aux initiatives étudiantes ». Je m’engage à être à l’écoute du personnel de soutien et de leur besoin. Je m’engage à établir des liens avec les diplômés, les milieux extérieurs, les cégeps et les universités, dans un effort constant de valorisation de nos programmes aux trois cycles d’études, et de diffusion des réalisations de notre corps enseignant. Je m’engage à établir et à encourager l’établissement de liens durables avec les milieux académiques et professionnels internationaux. Je m’engage à rendre concrète l’internationalisation, en encourageant et en soutenant les projets qui assurent sa pérennité.

Je m’engage à soutenir les initiatives internes de développement et de rayonnement des programmes, pilotés par des individus ou des groupes issus de la Faculté ou interfacultaires. Je m’engage à travailler en collaboration avec les deux Écoles et le Département et avec les Chaires, Groupes et Centres de recherche, afin de les soutenir dans leurs projets de croissance. Et je m’engage naturellement à travailler avec les autres Facultés et toutes les instances de l’UQAM dans le but d’atteindre les objectifs communs de rayonnement et de reconnaissance ici et ailleurs.

Chers membres de la communauté facultaire, toutes celles et tous ceux qui me connaissent savent que mes positions et mes actions passées comme professeur, comme directeur de programmes, comme directeur de département et comme commissaire à la Commission des études, ont toujours été cohérents avec les principes que je défends ici comme candidat à la tête du décanat.

Mais, il y a plus. Occuper le poste de Doyen de la Faculté de communication n’est pas pour moi un siège qu’il est à mon tour d’occuper, ni un projet de fin de carrière (je suis encore jeune -d’esprit au moins-). Ce n’est pas non plus un simple constat de compétence administrative pour occuper un tel poste. Pour moi, c’est plutôt un acte de foi en cette Faculté que j’ai connue comme jeune étudiant, que j’ai aimée comme milieu propice à l’épanouissement personnel et professionnel, et dont j’ai admiré la culture au sein de laquelle elle baigne.

Pour toute question, tout commentaire, toute suggestion, je suis à l’écoute.

Gaby Hsab, Ph.D
Directeur, Département de communication sociale et publique
et candidat au décanat de la Faculté de communication
candidat.gabyhsab@uqam.ca